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Un lieu emblématique au coeur de Neuilly-sur-Seine

© CD92 / J.L.Dolmaire

La naissance en 2007 d’un grand projet de Vallée de la Culture, reliant les hauts lieux culturels du département, a permis au Conseil départemental des Hauts-de-Seine d’affirmer sa volonté de valoriser ses sites patrimoniaux. À Neuilly-sur-Seine, le parc de la Folie Saint-James, symbole des jardins pittoresques  et anglo-chinois du XVIIIe siècle, appartient au patrimoine historique, culturel et naturel du Département, et s’inscrit de ce fait pleinement dans le projet de la Vallée de la Culture.

Le Conseil départemental, propriétaire du parc depuis le 25 novembre 2009, a mis en place un programme de restauration et d’aménagement afin de préserver l’histoire du site, d’assurer sa mise en valeur et de permettre aux visiteurs de profiter du parc dans son intégralité, certains espaces étant actuellement fermés au public.


Historique

Au XVIIIe siècle, les «Folies» sont des maisons de campagne édifiées pour et par des nobles. Ces maisons de plaisance rivalisent par l’ampleur et l’extravagance de leurs aménagements. Leur propriétaire fait appel aux grands architectes et paysagistes de l’époque. Sont nés de cette période les grands jardins pittoresques, dit « anglo-chinois ».

En 1772, le baron de Sainte-James achète un domaine avec un bâtiment d’allure classique, auquel il ajoutera un pavillon aux lignes palladiennes. Le baron agrémente sa propriété d’un « jardin-spectacle » en faisant appel au célèbre François-Joseph Bélanger, premier architecte du comte d’Artois et l’un des plus grands paysagistes de son temps. Ce dernier aménage entre 1778 et 1784 le parc de la Folie Saint-James dans la veine des grands jardins pittoresques et anglo-chinois du XVIIIe siècle, en rivalisant de luxe et d’originalité. À l’origine, le domaine du baron Sainte-James avait une surface de quinze hectares et s’étendait jusqu’à la Seine. Il comportait dix-sept fabriques disposées dans le jardin de la demeure principale. Au cours du XIXe siècle, un délitement progressif de la propriété et de ses jardins a abouti à une recomposition du parc au début du XXe siècle (19221925), introduisant des parties plus régulières et classiques dans un style Art-Déco. Par ailleurs, afin de préserver le site, le bâtiment de la Folie et son parc ont été classés « monuments historiques » en 1922, en application de la loi de 1913.


Le parc de la Folie Saint-James aujourd'hui

À partir de 1952, la Folie Saint-James et son parc deviennent propriété de l’État. Le lycée de la Folie Saint-James est construit entre 1956 et 1959 sur une partie du parc, le long de la rue Longchamp. Le Conseil général des  Hauts-de-Seine devient propriétaire de l’ensemble en 2009.


Une restauration essentielle

La restauration du parc de la Folie Saint-James constitue aujourd’hui une étape essentielle dans la vie de ce site fragile, dont les dernières fabriques, vestiges de l’époque des jardins anglo-chinois, ne sont plus accessibles au public pour des raisons de sécurité. Le grand défi de ce réaménagement consiste à conserver l’histoire du lieu, tout en l’adaptant aux besoins actuels, pour faire revivre ce lieu emblématique au cœur de Neuilly-sur-Seine.

Le projet d’aménagement du parc de la Folie Saint-James prévoit de restaurer et valoriser les éléments historiques, mais également d’intégrer les nouveaux usages et modes de gestion, ainsi que les enjeux environnementaux.